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Mardi 11 Juin : 20e anniversaire de la béatification de Marie-Louise de Jésus

Marie-Louise en marche

Par Soeur Marie-Louise Pire

Nous fêtons donc, aujourd’hui, le 20e anniversaire de la béatification de Marie-Louise de Jésus, co-fondatrice, avec saint Louis-Marie de Montfort, de la Congrégation des Filles de la Sagesse. Marie-Louise est « bienheureuse ». Cela signifie que sa sainteté, ses vertus ont été reconnues par l’Église entière qui nous la présente comme modèle à contempler et … à imiter… selon notre appel personnel.

Mais connaissons-nous vraiment celle que nous honorons aujourd’hui ? Nous avons coutume de nous la représenter en prière, occupée au soin des pauvres ou des malades, toute donnée à l’éducation des enfants.

Ce matin, nous la regarderons sous un autre angle et nous comprendrons mieux le secret qui la fait vivre et qui anime sa vie intérieure comme toutes ses activités extérieures.

Regardons quelques instants, en silence, le tableau que nous avons sous les yeux. Qu’y voyons-nous ? Quelles pensées, quels sentiments nous viennent à l’esprit ?...
Personnellement, je pense à la Prière Embrasée du P. de Montfort : il demande au Seigneur « de vrais serviteurs de la Sainte Vierge qui aillent partout, le flambeau luisant et brûlant du saint Evangile dans la bouche et le rosaire à la main, brûler comme des feux et éclairer les ténèbres du monde comme des soleils » (PE 12). Ce tableau n’est-il pas l’expression du feu intérieur qui animait Marie-Louise de Jésus ? Nous la voyons en marche, la besace de pèlerin à l’épaule, l’évangile à la main, le rosaire à la ceinture.

Vraie disciple de Montfort, animée comme lui de la « folie de la Sagesse », vers quels horizons se dirige-t-elle ? Vers les hôpitaux, vers les asiles où s’accumule la misère humaine, morale et spirituelle… Vers les villes et les villages où des enfants pauvres attendent les soins attentifs, la tendresse, l’éducation du cœur et de l’âme. Marie-Louise n’a-t-elle pas dit un jour : « Si j’étais étoffe, je me donnerais aux pauvres ».

Confiante, abandonnée, ferme dans l’humilité et la douceur, Marie-Louise va son chemin. Elle entraîne dans son sillage des femmes, captivées comme elles par l’amour de la Sagesse, au point de voir son image en tout être blessé et de consacrer leur vie à le sauver avec elle.

Que de voyages difficiles et périlleux Marie-Louise n’a-t-elle pas entrepris pour fonder des communautés, des petites écoles, des maisons de soins. Pensons particulièrement à sa première expérience : le départ de Poitiers où elle faisait merveille à l’hôpital, pour se retrouver, sans appui humain,
dans une maison délabrée de la Rochelle qui devait servir de classe aux enfants pauvres. Pour elle, ce fut une marche à la manière d’Abraham : lui aussi, partait sans savoir où il allait, mais il mettait toute sa confiance en Dieu.

Une autre marche, que nous appellerions la marche de la réconciliation vaut la peine d’être citée : son long voyage à la rencontre de quelques Sœurs dissidentes de la congrégation, et qui avaient fondé un embryon de communauté. La patience, la douceur et la fermeté de Marie-Louise eurent raison des indisciplinées. Elles accompagnèrent Marie-Louise sur la marche du retour au bercail Sagesse.

Les exemples pourraient se multiplier mais revenons à notre tableau. La croix de Poitiers, plantée symboliquement au bord du chemin rappelle le projet initial de saint Louis-Marie de Montfort, la règle de vie  qu’il avait donnée à la première communauté de la Sagesse. Une règle où Dieu seul doit avoir toute la place dans l’amour, l’humilité, l’obéissance, le renoncement à soi-même. Tout au long de sa vie, Marie-Louise restera inlassablement fidèle à cette inspiration exigeante. Elle la laissera comme testament à « toutes les Filles de la Sagesse présentes et à venir ».

Mais qu’a-t-elle à nous dire, aujourd’hui ? Il me semble entendre sa voix douce et ferme :

Chères Soeurs, chers  Amis de la Sagesse, laissez-vous saisir par l’amour de Dieu seul, emboîtez mon pas, marchez, comme j’ai marché, vers les affamés de pain, d’amour, de vérité, de pardon, de tendresse. Le monde a besoin de témoins joyeux qui osent « risquer quelque chose de grand pour le Seigneur », comme disait le P. de Montfort.

Quels que soient votre âge, votre fragilité ou votre force, la Sagesse a besoin de votre cœur, de vos mains, de tout ce que vous êtes pour réaliser son œuvre. J’ai tracé la route… Avec la Vierge Marie et le P. de Montfort, je veille maintenant sur votre marche.

Soeur Marie-Louise Pire

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